Sortie : Rassure-toi, tout va bien ma chérie ! Interview Mélodie Marine
- Mélodie Marine

- 9 déc. 2025
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 déc. 2025
Marion, journaliste : Bonjour Mélodie. Je suis contente de vous retrouver !
Mélodie, autrice : Bonjour Marion. Contente de vous revoir !
Marion : C’est avec plaisir que je vous rencontre pour parler de votre troisième roman, « Rassure-toi, tout va bien ma chérie ! », un peu tardivement, il faut le reconnaître ! Nous n’avons pas réussi à trouver un créneau commun lors de sa sortie et par la suite.
Mélodie : Oui, en effet. J’ai favorisé pour ce troisième roman « Rassure-toi, tout va bien ma chérie ! » le contact avec les lecteurs. 2025 a été une année riche en salons du livre ou animations littéraires, un peu partout en France, et même en Suisse.
Marion : Super ! Avoir la chance de rencontrer des lecteurs pour leur présenter votre travail littéraire, est une réelle opportunité de vous faire connaître.
Mélodie : Oui, c’est une réelle opportunité pour donner de la visibilité à mon travail.
Marion : J’ai lu votre roman, deux fois, pour tout vous dire ! Cette fois-ci, je vous propose de présenter moi-même cet instructif et très intéressant roman. N’hésitez pas à me corriger en cas de désaccord d’interprétation !
Mélodie : (Sourire) Je n’y manquerais pas !
Le pitch du roman
Marion : Le roman débute par trois voyages différents, tenus par la gente féminine. L’un se déroule en Indonésie, l’autre en Italie et le troisième dans le Massif du Mont-Blanc en France.
Ces voyages vont permettre aux lecteurs de découvrir des pans de la société présents, mais également passés, pendant lesquels l’Homme va devenir plus humain, ou tout au moins, améliorer les conditions humaines en profondeur.
Mélodie : L’humanité va progresser, parfois rapidement comme à Matera, parfois lentement comme en Indonésie.
Marion : Parallèlement, dans une université de médecine parisienne, un enseignant en toxicologie, partage une relation privilégiée avec ses élèves.
Mélodie : Oui, ce professeur en fin de carrière, en plus d’enseigner son cours de toxicologie à ses élèves, va leur parler des choix de l’humanité, des erreurs d’hier et d’aujourd’hui ainsi que des options futures dans l’espoir de les sensibiliser et de leur donner des clés pour l’avenir.
Un roman choral optimiste, instructif et intéressant
Marion : Le côté optimiste de votre roman !
Mélodie : Oui, c’est un roman optimiste.
Pour expliquer que rien n’est perdu, il faut nommer les choses, en comprendre l’origine, les choix réalisés, les options non retenues au fil du temps, analyser la situation actuelle et esquisser les solutions pour demain en soupesant le pour et le contre.Dans ce roman, ce cheminement est proposé aux lecteurs à travers le récit intergénérationnel des personnages.
Marion : Oui, c’est un roman optimiste à faire lire aux jeunes générations
Mélodie : et aux moins jeunes par les années
Marion : Oui, évidemment ! C’est un roman pour toutes les générations comme ses protagonistes.
Vous avez réussi, et ce n’était peut-être pas chose facile, à montrer que l’humanité a réalisé beaucoup de progrès !
Certes, les humains se sont parfois trompés, l’appât du gain n’échappe à personne, mais l’espèce humaine a parfois été capable de s’arrêter, de rectifier ou de changer d’avis, ou pas d’ailleurs.Mélodie : Oui, c’est l’idée. L’être humain a parfois du mal à se remettre en question, mais il en est capable et il l’a déjà fait concernant des sujets majeurs !
Marion : Vous n’êtes pas alarmiste, mais didactique. J’irai même plus loin. Comme le lecteur comprend ce cheminement, le « comment on en est arrivés là », les solutions paraissent (presque) à portée de main.
Mélodie : Oui, le roman aborde notre société non pas sous l’angle de la « crise » , des drames, de la peur, ou que sais-je encore comme point de vue alarmiste, mais plutôt sur nos choix sociétaux et les options qui s’offrent à nous.
Marion : Ce passionnant roman choral dans lequel les personnages passent d’un état à un autre, d’un continent à un autre, d’un lien à un autre…
Mélodie : Attention de ne pas en dire plus Marion ! Vous allez divulgâcher ! Laissez aux lecteurs les effets de surprise de ce roman !
Marion : Oui, j’ai particulièrement aimé comment vous avez ficelé votre roman, en plus de toutes les références et la connaissance qui le constituent.
Je me suis questionnée sur la difficulté d’écrit un roman comme celui-ci. Pouvez-vous nous en parler ?
Mélodie : Un roman choral offre une plus grande amplitude d’écriture à l’auteur, mais la lecture doit rester facile et cohérente pour le lecteur.
Écrire un roman est un travail plus ou moins joyeux, facile, heureux selon les auteurs. Celui-ci demande un peu de cohérence entre les différents personnages, les voyages, le rapport au temps, ainsi qu’un réel travail de fiabilité des données. Ce dernier point est sûrement le plus complexe.
Marion : Je veux bien vous croire. Et comme les précédents, allez-vous maintenir une veille concernant vos sources ?
Mélodie : Oui ! Concernant les sources, j’essaierai comme pour les précédents, de les mettre à jour tant sur mon site internet que dans les romans imprimés au fil de l’eau ou plutôt des commandes et des événements.
Les données sont la difficulté des romans historiques et/ou contemporains.
{Lien vers les sources : https://melodiemarine.net/editions#sources-rassure-toi}
Marion : Oui et ce dernier roman est un peu des deux !
Mélodie : Pour comprendre ou présenter le monde contemporain, un petit retour dans le passé était à mon avis nécessaire à travers les voyages dans ce roman.
Marion : J’ai trouvé cela très réussi personnellement.
Mélodie : Merci
Marion : Je ne vous dis pas cela pour vous flatter ! Ce roman dans lequel les héros voyagent, enseignent, étudient, amène le lecteur à se questionner sur le fléau de la drogue qui touche toute la France.
Mélodie : Le business de la drogue ne s’est jamais aussi bien porté, je crois. Et pour qu’un business fonctionne bien, il faut des consommateurs. (Sourire)
Le business de la drogue ne s’est jamais aussi bien porté. Et pour qu’un business fonctionne bien, il faut des consommateurs.
Marion : Vous abordez l’augmentation des suicides et ses causes, dans nos sociétés modernes pourtant de plus en plus protectrice, au point que l’État français a créé en 2013, l’observatoire national du suicide.
Mélodie : On ne parle pas beaucoup ou plus beaucoup de cet observatoire, or sa création exprime bien un vrai manque de repaire, de désespoir ou une perte de liens entre les êtres humains dans notre nation.
Les tendances suicidaires sont telles en France qu'un observatoire national du suicide a été créé en 2013.
Marion : Vous expliquez très clairement ce que sont les perturbateurs endocriniens, d’où ils viennent, comment ils nous sont préjudiciables.
Mélodie : Oui, c’est une des rares substances toxiques pour laquelle « c’est le moment qui fait le poison, et non la dose ! »
La dose fait le poison ! sauf pour les perturbateurs endocriniens.
Marion :
C’est très sérieux tout ça, et pourtant quand j’ai lu votre roman, je n’ai pas été en difficulté puisque votre récit est très fluide au milieu des aventures de vos héros.Pourquoi et comment avez-vous eu l’idée de traiter de la toxicité dans ce troisième roman, « Rassure-toi, tout va bien ma chérie ! »
Mélodie : Oui, je comprends votre question. La toxicité n’est pas un sujet très vendeur, c’est pourquoi j’évite de l’utiliser. Ce roman est une photographie de notre monde contemporain et la toxicité sous de nombreuses formes est un des fléaux pour l’humanité, mais également, notre environnement. Il faut parfois être courageux et regarder les choses en face.
Marion : Le courage ne vous a pas manqué au regard des sujets traités, notamment quand vous évoquez comment une substance devient une drogue.
Mélodie : Ne dévoilez pas trop d’éléments, Marion. Vos lecteurs vont le découvrir à la lecture de mon roman.
Il me semble important que les citoyens consomment de manière éclairée, particulièrement les drogues.
Marion : En sachant de quoi il retourne.
Mélodie : Oui, c’est ça !
Marion : Et vous, vous n’avez jamais souhaité consommer de la drogue ou des substances illicites.
Mélodie : La question s’est évidemment posé comme pour tout citoyen. On m’a même proposé une consommation gratuite. Mais, pour une raison que j’ignore, j’ai toujours refusé. Je n’ai pas fait comme les autres ! À vingt ans, ce n’est pas un choix commun.
Marion : Rien, alors !
Mélodie : J’ai essayé de boire un ou deux verres de trop, et c’était déjà trop pour moi. Je n’y trouvais pas mon compte ni sur le moment, ni le lendemain.
Marion : Parfait ! Tout autre sujet ! Sur les réseaux sociaux, vous publiez certains commentaires de vos lecteurs.
Pensez-vous que vous avez trouvé votre public ?
Mélodie : Le fait de me déplacer un peu partout en France et en Suisse, a créé un lectorat. Même s’il existe, je fais partie des jeunes auteurs et mon public est encore faible pour vivre décemment de mon travail. Toutefois, il se densifie et je suis toujours heureuse de lire des retours que je demande à chaque dédicace. Je profite d’être avec vous : « N’hésitez pas à donner de la visibilité aux jeunes auteurs quand vous les appréciez. C’est vital ! »
Marion : Je l’ai déjà offert deux fois. Une autre question. Vous êtes très présente sur les réseaux sociaux.
Pouvez-vous nous en expliquer la raison, sachant que les réseaux sociaux sont parfois très décriés ?
Mélodie : Oui, je suis sur de plus en plus de réseaux sociaux dans l’objectif de faire valoir mon travail. Je cherche vraiment de la visibilité en tant que jeune autrice. L’idée est de croiser des lecteurs que je peux intéresser. D’ailleurs, vous avez sûrement remarqué que l’on ne me voit (presque) pas physiquement !
Marion : Les mascottes sont très présentes, mais c’est vrai que l’on ne vous voit pas.
Mélodie : La notoriété de mon écriture m’intéresse. J’écris pour être lu. Ma personne n’a pas vraiment d’importance, même si je reconnais, qu’il est important de se dévoiler un peu pour rassurer les lecteurs. J’aime personnellement écouter des interviews de personnes dont j’apprécie le travail.
Marion :
Comment vont les mascottes ?
Mélodie : Les mascottes vont bien ! Elles aussi ont beaucoup apprécié les événements littéraires un peu partout en France où les espaces extérieurs des hébergements les ont ravies.
Marion : J’imagine ! Votre démarche, est-elle politique ?
Mélodie : Non ! (Rire)
Marion :
Quand on veut changer le monde, c’est un peu politique, non ?
Mélodie : Il existe suffisamment de candidats qui se battent au portillon !
Marion : Très bien !
Êtes-vous prête pour l’écriture du prochain roman ?









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